Qui sommes-nous ?
L’Institut Social et Coopératif de Recherche Appliquée (ISCRA)
Fondé en 1996 à Montpellier.
L’ISCRA s’inscrit dans une démarche de sociologie publique, entendue comme une pratique des sciences humaines et sociales tournée vers la cité, le débat public et l’action collective. Dans cette perspective, les travaux mobilisés sont situés, autrement dit, produits depuis des positions sociales différenciées, avec la préoccupation de les mettre en dialogue avec celles et ceux qu’ils concernent directement.
Les actions de l’ISCRA encouragent le croisement des savoirs : les savoirs scientifiques issus de la recherche, les savoirs professionnels construits dans l’action (notamment le champ du travail social), et les savoirs d’expérience produits par les premier.e.s concerné.e.s. L’objectif de cette approche plurielle est de mieux comprendre les rapports sociaux (de « race », de classe, de genre et de minorités de genre) et les mécanismes qui produisent et reproduisent les inégalités et les discriminations.
Dès lors, l’ISCRA travaille à rendre visibles les rapports de pouvoir, les formes de domination et leurs effets concrets sur les trajectoires individuelles et collectives. La production et la diffusion de connaissances critiques sont envisagées comme des leviers d’émancipation et de changement social, au sens du développement du pouvoir d’agir et de la capacité à faire activement société commune.
Les travaux et interventions de l’ISCRA portent notamment sur :
- les mémoires et l’histoire de l’immigration, pensées comme outils d’analyse des inégalités et des enjeux contemporains ;
- les discriminations, par l’appréhension des effets sur les publics, des processus sociaux et institutionnels,
- les jeunesses, dans leur diversité de conditions sociales et d’expériences,
- le principe de laïcité, analysé comme un enjeu politique, juridique et social,
- les radicalités et les phénomènes de complotisme travaillés comme des phénomènes sociaux et politiques, inscrits dans des contextes marqués par des inégalités, des vécus de relégation et de défiance envers les institutions qui nourrissent la montée contemporaine des idéologies racistes et fascistes,
- les rapports sociaux de genre et de minorités de genre à partir des inégalités et les violences qu’ils produisent.