NOS MEMBRES

Stéphanie Canovas
Présidente
Le parcours de Stéphanie Canovas s’inscrit à l’articulation du travail social, de l’action publique et des sciences sociales.
Assistante de service social durant près de vingt-cinq ans, elle a notamment exercé au sein d’un commissariat de police pour l’accueil et l’accompagnement des femmes victimes de violences et de leurs enfants. Déléguée départementale aux droits des femmes de 2020 à 2024, elle a contribué à la mise en œuvre territoriale des politiques publiques d’égalité entre les femmes et les hommes.
Titulaire du Master 2 “Intermédiation et Développement Social : projets, innovation, démocratie et territoire” ainsi que du Diplôme d’État d’ingénierie sociale (DEIS), ses interventions s’appuient sur une réflexion au croisement de l’analyse des politiques publiques, des rapports sociaux de genre, de l’expérience des professionnel.le.s de terrain et des publics concernés.
Cette posture vise à faire entendre des voix plurielles, en particulier celles qui demeurent peu audibles dans l’espace public et institutionnel pour soutenir des dynamiques collectives porteuses d’émancipation, de renforcement du pouvoir d’agir et d’égalité réelle.
Elle est aujourd’hui en charge de la lutte contre les violences faites aux femmes au sein d’une collectivité territoriale et accompagne une équipe d’intervenantes sociales en commissariat et en gendarmerie.
(495) 235-2356
rhends@diviestate.com

Pierre Buisson
Membre associé
Pierre BUISSON Pierre Buisson est ingénieur d’étude à l’Université Paul Valéry Montpellier III où il coordonne les formations supérieures sociales la Licence, le Master Intermédiation et Développement Social et le Diplôme Supérieur en Travail Social dans le département d’Administration Économique et Sociale (AES).
Très impliqué dans la vie associative des quartiers, il participe à l’émergence d’espaces publics de citoyenneté et de convivialité dans un rapport critique et démocratique aux pouvoirs locaux.
Depuis plusieurs années, il suit révolution des professionnalités du social et contribue à une réflexion critique sur le champ professionnel du Travail Social (flexibilité et déréglementation, nouveaux métiers…).
Il a été président de l’ISCRA-Méditerranée entre 2000 et 2018. Il est désormais vice-président.
(495) 235-2934
ljames@diviestate.com

Christine Salvat
Membre associée
Christine SALVAT, Psychologue du travail diplômée du CNAM, elle a conduit dès 2000 un projet pionnier de prévention et de lutte contre les discriminations dans le monde de l’entreprise (réseau de chambre consulaire) et réalisé de nombreux outils (guide méthodologique « Fatou, Julien, Aziz, les couleurs de l’apprentissage », programme de formation).
(495) 235-2356
rhends@diviestate.com

Pierre-Alain Guyot
Trésorier, Membre associé
Issu du corps enseignant du second degré, ma carrière s’est faite en lycée technique et professionnel, à l’institut universitaire de formation des maîtres, dans une inspection académique, et à l’université, et dans le secteur associatif. Elle a pris fin à la Protection Judiciaire de la jeunesse. Titulaire d’un doctorat (Paris X Nanterre), impliqué dans les questions d’éducation, de formation, d’intervention, d’analyse des pratiques, j’ai été également responsable du Diplôme d’État d’Ingénierie Sociale et référent laïcité. Actuellement sollicité à la maison des adolescents du Gard comme expert sur les questions de jeunesses. Mes thématiques de travail portent sur les radicalités, les questions de jeunesse, la laïcité et ses développements contemporains.
Dernières parutions
Pierre-Alain Guyot (2021), Pour une heuristique professionnelle des « radicalités » in Actualités des radicalités : repères et enjeux, Empan ; 2021/3 n° 123 (Pages 77 à 85)
Pierre-Alain Guyot (2024), Penser en commun les pratiques éducatives liées aux radicalités : sortir des logiques d’assignation – Expériences autour de la radicalisation et sa prévention (S d.de Romain Bertrand, Tristan Renard) Les dossiers d’Empan (2024) (Pages 115 à 132)
(495) 235-2934
ljames@diviestate.com

Ilham Igueld,
Membre associée
Ilham IGUELD, est membre associée de l’ISCRA depuis 2018. Elle s’implique dans les ateliers coopératifs ainsi que dans l’organisation des UCSI portant notamment sur les rapports sociaux et minorités de genre.
Engagée de 2007 à 2010 dans un collectif de soutien auprès de familles Roms vivant en campement précaire, elle a très tôt orientée sa trajectoire professionnelle vers le champ du travail social.
Elle a d’abord exercé dans une collectivité territoriale en tant qu’assistante sociale où l’implication des populations dans la vie de la cité et le repérage de maltraitances invisibles et/ou institutionnelles ont été au cœur de ses préoccupations (2014-2019).
Elle est actuellement cheffe de service dans un centre d’hébergement d’urgence à destination des femmes victimes de violences. Titulaire du Master 2 Intermédiation et Développement Social (Université Paul Valéry –Montpellier 3) et du Diplôme d’Etat d’Ingéniérie Sociale (IRTS de Montpellier), elle mène avec son équipe et les femmes accueillies des travaux de recherche-action sur les angles morts des politiques publiques à l’égard des femmes étrangères victimes de violences conjugales. Ces travaux ont permis de mettre en place des groupes de travail pour réajuster ou rechercher des dispositifs spécifiques et innovant en collaboration avec l’Observatoire des Violences Faites aux Femmes de l’Hérault.
Son engagement au sein de l’ISCRA, son activité professionnelle et son expérience en tant que femme— notamment au regard des processus de racialisation —nourrissent conjointement son analyse des rapports sociaux.
(495) 235-2356
rhends@diviestate.com

Olivier Noël
Sociologue, Intervenant salarié
Olivier NOËL, sociologue, est membre de l’Institut Social et Coopératif depuis sa création en 1996. Ses travaux portent, depuis le tout début des années 90, sur la difficile reconnaissance du problème public des discriminations en France, discriminations qui affectent tout particulièrement la jeunesse des quartiers populaires. Il a contribué à la conception et à l’expérimentation de dispositifs innovants de prévention et de lutte contre les discriminations en collaboration avec des professionnels de l’intervention du développement social (Mission Locale de La Ciotat puis Association Régionale des Missions Locales de Paca, Ville de Villeurbanne, Ville de Paris, Inter-Réseau Développement Social Urbain) et des collectifs citoyens (Centres Sociaux du Blanc-Mesnil et de Lormont). Il a remis en 2013 un rapport au Premier Ministre « Faire société commune dans une société diverse » dans le cadre du projet de refonte de la politique d’intégration qui l’a conduit, depuis, à travailler sur la question de la laïcité et plus récemment autour du problème dit de « radicalisation ».
Ses travaux portent sur les conditions qui (dé)favorisent le développement du pouvoir d’agir des personnes concernées et des processus d’intermédiation qui permettent la reconnaissance des problèmes et projets portés par les premiers et premières concernées (Fédération des Centres Sociaux, Union Régionale des Centres Sociaux de Rhône-Alpes) ainsi que les modalités de mise en œuvre d’une action publique qui permette de façon durable de lutter contre les discriminations systémiques (expérimentation FEJ 2019-2022, Mission Déléguée de l’Union Nationale des Missions Locales depuis 2022).
Il est actuellement, et depuis 2009, Maître de conférence associé de sociologie politique à l’Université Paul Valéry Montpellier où il est responsable pédagogique du Master 2 « Intermédiation et Développement Social : projets, innovation, démocratie et territoires ». Il a été chercheur-associé à l’Unité Migrations Internationales et Minorités de l’Institut National des Etudes Démographiques de 2006 à 2011 et enseignant à l’IEP de Lille de 2008 à 2012. Actuellement il est membre du laboratoire de recherche CORHIS (Communication Ressources Humaines et Intervention Sociale).
(495) 235-2934
ljames@diviestate.com

Suzana Dukic
Membre associée
Suzana Dukic est membre de l’ISCRA-Méditerranée depuis 2005. Intervenante permanente jusqu’en fin 2020, elle est désormais membre associée. Précédemment, elle a travaillé comme coordinatrice de projets dans une association culturelle parisienne.
Sa démarche s’inscrit dans une perspective de sociologie publique et combine des travaux d’étude et de recherche, des actions de formation (universités Paris 8, Lyon 2, Montpellier 3, école de travail social, formation professionnelle) et la production d’outils pédagogiques et de débat. Elle assure la coordination et l’animation pédagogique des «Univers-Cité des Savoirs Impliqués», qui inscrivent dans le débat public local les problématiques travaillées au sein de l’Institut.
Historienne de formation, ses travaux ont initialement porté sur les discriminations, en particulier ethno-raciales, et les politiques de l’égalité ainsi que sur l’histoire de l’immigration et de la colonisation.
Au croisement de la sociologie des discriminations et de l’histoire de l’immigration et de la colonisation, elle s’intéresse aux enjeux de mémoire.
Les usages restrictifs de la laïcité l’ont amenée, à partir de 2015, à s’intéresser à ce thème au travers d’une approche socio-historique qui permet de saisir les différents usages du principe de laïcité.
Depuis 2016, elle s’intéresse au complotisme et aux écueils de l’anticomplotisme.
(495) 235-2356
rhends@diviestate.com

Mathias Hudbert
Salarié d’une association d’éducation populaire
Mathias Hudbert est professionnel de l’intervention sociale; il intègre l’Institut Social et Coopératif depuis 2025. Après un premier parcours d’éducateur spécialisé sur les terrains de l’urgence sociale à Paris et en Ile De France, il reprend des études via le Master “Intermédiation et Développement Social” à l’Université Paul Valéry à Montpellier puis intègre une école de formation à l’intervention sociale et association d’éducation populaire. Il y travaille les questions d’émancipation des publics minorisés, invisibilisés, de justice et de transformation sociale en tant que responsable d’innovation et de développement. Ses objets de travail sont majoritairement la crise du travail social, sa dépolitisation et sa nécessaire repolitisation, la laïcité, les organisations du travail et l’analyse institutionnelle. Les outils qu’il saisit sont majoritairement des outils d’éducation populaire, visant à une démocratisation de l’action publique, une mise en dialogue des acteurs engagés à diverses positions – institutionnel.les / professionnel.le /citoyen.nes. Le saisissement des méthodes de recherche en sciences humaines, les approches par le droit, les savoirs expérientiels et situés sont au cœur de sa pratique.